IA, travail et services publics : la vision de Jacques Pommeraud, PDG d’Inetum

L’intelligence artificielle n’est plus un sujet de laboratoire : elle redessine déjà la manière dont nous travaillons, collaborons et interagissons avec les services publics. Dans ce contexte, la réflexion menée par Jacques Pommeraud, président‑directeur général du groupe Inetum, apporte un éclairage précieux pour toutes les organisations en quête d’un numérique utile, responsable et créateur de valeur.

À la tête d’un groupe de 28 000 collaborateurs présents dans 19 pays, il participe au talk « IA, travail et services publics : quel futur à inventer ? », organisé le mercredi 27 août de 17h30 à 18h30 (Salon 110, court Philippe‑Chatrier). L’occasion de partager une vision concrète : comment mettre l’IA au service de la performance des organisations, du quotidien des agents et, in fine, de la qualité de vie des citoyens.

Qui est Jacques Pommeraud ? Un leader de la transformation des organisations

Jacques Pommeraud cumule plus de 25 ans d’expérience dans l’optimisation des organisations, la conduite du changement et l’accélération de la croissance au sein de grandes entreprises internationales. Son parcours lui donne une vision à 360 degrés des enjeux liés à la transformation digitale, tant dans le secteur privé que dans les services aux gouvernements.

Un début de carrière dans le conseil en stratégie

Il débute sa carrière au sein du cabinet McKinsey & Company, à Paris puis à Boston, où il accompagne des organisations sur des problématiques de stratégie, d’efficacité opérationnelle et de transformation. Cette expérience lui permet d’acquérir un socle méthodologique solide : analyser, prioriser, mesurer l’impact et ancrer durablement le changement.

Des responsabilités croissantes dans la transformation numérique

En 2009, Jacques Pommeraud rejoint Atos pour piloter le programme de transformation du groupe. Il y étend progressivement ses responsabilités jusqu’à être nommé PDG de Canopy Cloud, orientant résolument sa trajectoire vers le cloud et les services numériques à forte valeur ajoutée.

En 2014, il poursuit ce parcours international en rejoignant Salesforce Inc. à San Francisco en tant que Senior Vice-Président & General Manager Success Services. Il y développe une expertise approfondie de la relation client, des plateformes cloud et de l’accompagnement de la transformation chez les clients. Il occupe ensuite un rôle mondial similaire chez SAP, confirmant sa capacité à piloter des organisations complexes et distribuées.

De 2018 à 2023, il devient vice‑président exécutif de Bureau Veritas, en charge de la France, de l’Afrique et des services aux gouvernements. Cette fonction l’ancre au cœur des enjeux de qualité, conformité, services publics et développement international.

Une double formation d’ingénieur et de manager

Pour porter ces transformations, Jacques Pommeraud s’appuie sur une double compétence :

  • un diplôme d’ingénieur de l’École nationale des Ponts et Chaussées;
  • un MBA de l’INSEAD, l’une des références mondiales en management.

Cette combinaison technologie / business lui permet d’aborder l’intelligence artificielle non pas comme une fin en soi, mais comme un levier concret de performance, de simplification et d’impact pour les organisations et les citoyens.

Inetum : un groupe tourné vers un impact digital « plus vite, plus simplement et pour le bien de tous »

Depuis février 2023, Jacques Pommeraud est président‑directeur général du groupe Inetum. Il y pilote une équipe de 28 000 personnes réparties dans 19 pays, autour d’une mission claire : produire un impact digital, plus vite, plus simplement et pour le bien de tous.

Une mission alignée avec les enjeux de l’IA et du service public

La raison d’être d’Inetum fait directement écho au thème du talk «IA, travail et services publics : quel futur à inventer ?» :

  • Plus vite: réduire les délais de déploiement, d’instruction et de prise de décision grâce à l’automatisation et à l’IA.
  • Plus simplement: rendre les parcours numériques fluides, compréhensibles, accessibles, tant pour les agents que pour les citoyens.
  • Pour le bien de tous: promouvoir un numérique utile, inclusif et responsable, notamment dans les services publics.

Dans cette perspective, l’IA est envisagée comme un accélérateur d’impact, à condition d’être pensée avec une gouvernance claire, une éthique explicite et un ancrage fort dans la réalité du terrain.

IA et travail : vers un quotidien réinventé plutôt que remplacé

L’un des axes clés du talk animé par Jacques Pommeraud concerne l’impact de l’intelligence artificielle sur le travail. L’enjeu n’est pas de céder au fantasme d’une substitution totale des emplois par les algorithmes, mais de comprendre comment l’IA :

  • soulage les tâches répétitives ;
  • augmente les capacités d’analyse et de décision ;
  • redéfinit les compétences et les métiers ;
  • ouvre de nouvelles perspectives de valeur ajoutée pour les équipes.

Des bénéfices concrets pour les collaborateurs

Dans la vision portée par des dirigeants comme Jacques Pommeraud, l’IA devient un assistant intelligent au service des équipes. Elle peut par exemple :

  • préparer des analyses préliminaires pour laisser plus de temps à l’interprétation et au conseil ;
  • automatiser le traitement de dossiers ou de demandes simples pour se concentrer sur les cas complexes ;
  • proposer des recommandations issues de grands volumes de données pour étayer les décisions ;
  • faciliter la collaboration en rendant l’information plus accessible et mieux structurée.

Cette approche place le collaborateur au centre, avec un objectif : augmenter la valeur du travail humain plutôt que le diluer.

Repenser les compétences et la conduite du changement

Fidèle à son expérience en accompagnement du changement, Jacques Pommeraud met également l’accent sur la dimension humaine de l’IA. Une transformation réussie implique :

  • de former les équipes aux nouveaux outils et usages ;
  • d’expliquer clairement le projet, les bénéfices attendus et les impacts sur les métiers ;
  • d’associer les agents et collaborateurs à la conception des nouveaux processus ;
  • de sécuriser les trajectoires professionnelles (mobilités, montée en compétences, nouveaux rôles).

L’IA devient alors un projet collectif, partagé par l’ensemble de l’organisation, plutôt qu’un simple déploiement technologique.

Services publics et IA : une opportunité historique de simplification

Le secteur public est au cœur du talk «IA, travail et services publics : quel futur à inventer ?». Avec son expérience des services aux gouvernements chez Bureau Veritas et son rôle actuel à la tête d’Inetum, très présent aux côtés des administrations, Jacques Pommeraud aborde ce sujet avec une connaissance fine du terrain.

Des gains de valeur pour les citoyens et les agents

Appliquée aux services publics, l’IA peut contribuer à :

  • réduire les délais de traitement des demandes et des dossiers ;
  • améliorer la précision des décisions administratives grâce à une analyse plus exhaustive des données ;
  • fluidifier la relation usager avec des interfaces plus intuitives et des réponses personnalisées ;
  • optimiser les ressources pour mieux cibler les politiques publiques et les services rendus.

Ces gains se traduisent dans le quotidien : moins de démarches redondantes, moins de temps perdu pour les citoyens comme pour les agents, et davantage de valeur consacrée à l’accompagnement, au conseil et au lien humain.

Avant / après : quand l’IA transforme un service public

AspectAvant l’IAAvec l’IA
Traitement des demandesNombreuses tâches manuelles, ressaisies d’informations, délais variables.Automatisation des étapes répétitives, pré‑remplissage, délais plus prévisibles.
Relation usagerCanaux multiples peu coordonnés, difficulté à suivre l’avancement.Parcours unifiés, suivi en temps réel, réponses guidées par des assistants virtuels.
DécisionAnalyse limitée par le temps disponible, difficile exploitation des historiques.Analyse renforcée par les données, détection de signaux faibles, meilleure équité de traitement.
Rôle des agentsBeaucoup d’administratif, peu de temps pour l’accompagnement.Recentrement sur l’expertise, le conseil et la gestion des situations complexes.

Dans cette vision, l’IA est un accélérateur de simplification, à la fois pour les usagers et pour les équipes du service public.

Un futur à inventer : principes directeurs pour une IA au service de tous

Le talk « IA, travail et services publics : quel futur à inventer ? » ne se limite pas à la technologie. Il questionne le cadre dans lequel l’IA doit se développer pour être réellement bénéfique. La trajectoire de Jacques Pommeraud, à l’intersection de la stratégie, du numérique et des services aux gouvernements, met en lumière plusieurs principes directeurs.

1. Utilité avant tout

L’IA doit d’abord répondre à des besoins concrets: simplifier une démarche, raccourcir un délai, améliorer la qualité d’un service, renforcer la sécurité, soutenir une politique publique. Un projet d’IA réussi se mesure à l’impact réel sur le terrain, et pas seulement à la sophistication de l’algorithme.

2. Simplicité d’usage

Dans la lignée de la mission d’Inetum, la simplicité est un critère clé. Une IA utile est une IA compréhensible et appropriable par les agents comme par les citoyens : interfaces claires, explications accessibles, prise en main rapide, accompagnement au changement.

3. Accélération maîtrisée

« Plus vite » ne veut pas dire « à n’importe quel prix ». L’accélération permise par l’IA doit rester maîtrisée:

  • cadrage des usages ;
  • mise en place de garde‑fous éthiques ;
  • respect des réglementations et des données personnelles ;
  • évaluation régulière des impacts.

C’est à cette condition que la transformation reste porteuse de confiance et de durabilité.

4. Inclusion et intérêt général

Enfin, le fil conducteur de la vision portée par Jacques Pommeraud est clair : l’IA doit servir « le bien de tous ». Cela implique de veiller particulièrement à :

  • l’accessibilité des services numériques pour tous les publics ;
  • la réduction des fractures numériques territoriales et sociales ;
  • la transparence des critères de décision automatisée ;
  • la préservation du rôle du lien humain dans les parcours sensibles.

Pourquoi la contribution de Jacques Pommeraud est stratégique pour les décideurs publics et privés

Au croisement de la stratégie, du numérique et des services aux gouvernements, la contribution de Jacques Pommeraud au débat sur l’IA apporte plusieurs atouts majeurs pour les décideurs publics et privés.

Une vision issue de situations réelles

Son expérience, de McKinsey à Inetum en passant par Atos, Salesforce, SAP et Bureau Veritas, s’est construite au contact de projets de transformation concrets:

  • réorganisation d’équipes et de processus ;
  • déploiement de solutions cloud et numériques à grande échelle ;
  • accompagnement d’administrations et de gouvernements ;
  • pilotage d’équipes internationales pluridisciplinaires.

Cette réalité opérationnelle nourrit une approche pragmatique: l’IA n’est pas un concept abstrait, mais un levier à insérer dans la vie quotidienne des organisations.

Une capacité à parler à la fois aux DSI, aux métiers et aux décideurs publics

Grâce à sa double formation et à son parcours, Jacques Pommeraud est en mesure de traduire les enjeux de l’IA pour différents publics :

  • les équipes IT, préoccupées par l’architecture, la sécurité, l’intégration ;
  • les métiers, focalisés sur l’amélioration du service rendu et des conditions de travail ;
  • les décideurs publics, garants de l’intérêt général, de l’équité et de la soutenabilité des politiques publiques.

Cette capacité de traduction est essentielle pour aligner toutes les parties prenantes autour d’une même vision de la transformation par l’IA.

En résumé : une IA au service d’un numérique utile, humain et performant

À travers son rôle de PDG d’Inetum et sa participation au talk « IA, travail et services publics : quel futur à inventer ? » le mercredi 27 août de 17h30 à 18h30 (Salon 110, court Philippe‑Chatrier), Jacques Pommeraud s’inscrit au cœur des grands débats sur l’avenir de l’intelligence artificielle.

Sa vision s’articule autour de quelques axes forts :

  • mettre l’IA au service du travail, pour augmenter la valeur ajoutée humaine ;
  • accélérer et simplifier les services publics au bénéfice des citoyens ;
  • conduire des transformations maîtrisées, éthiques et inclusives;
  • mobiliser les 28 000 collaborateurs d’Inetum dans 19 pays pour produire un impact digital positif.

Pour les organisations publiques comme privées, ce positionnement offre une boussole : faire de l’IA non pas un simple sujet technologique, mais un projet de société, où performance, simplicité et intérêt général avancent de concert.

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